Interview de Gabriel Tricottet du blog mon-super-régime.com

Interview de Gabriel Tricottet du blog mon-super-régime.com

Marie de Fauconval : Si j’ai appelé mon blog Heureux en Famille, c’est parce que la Paix dans le monde me tient à cœur et que je suis convaincue que pour créer la paix sur terre, nous avons à la créer en nous et à l’intérieur de nos maisons.  Pour certains d’entre nous, la famille s’est réduite et ce sont nos amis qui nous servent de famille.  Aujourd’hui, j’interroge Gabriel Tricottet du blog mon-super-régime.com.  Il est marié et père de cinq enfants et il partage joyeusement avec nous des choses qui fonctionnent très très bien pour lui et pour les siens.

Bonjour Gabriel,

Gabriel Tricottet : Bonjour !

Marie : Gabriel est ce que tu as des choses à nous partager par rapport à ce qui te rend heureux en famille ce qui te permet d’être en famille ?

Gabriel : Eh bien, la première chose qui me permet d’être heureux en famille, c’est de me retrouver en famille puisque j’ai cinq enfants.  Et donc un mes grands plaisirs, le soir, c’est quand on arrive à tous se retrouver pour passer à table et que chacun partage ce qu’il a vécu dans la journée.  Ces moments de bonheur, ces moments de plaisir, c’est vraiment quelque chose de très agréable surtout que la fratrie est très disparate : la plus grande a 22 ans et la plus petite a trois ans et demi donc c’est  22 ans, 20 ans, 16 ans, 11 ans et 3 ans et demi.  Donc, ça met beaucoup d’animations et on est vraiment dans tous les sujets et c’est intéressant : il y a toujours plein de choses qui se passent le soir.

Marie : c’est clair ! Alors ça m’a l’air d’être quelque chose que beaucoup de monde rêve de créer en famille ; et pourtant ce n’est pas tout le monde qui arrive à le faire.  Qu’est-ce que tu donnerais comme conseil à quelqu’un qui veut créer ça ?

Gabriel : Whaou ! Déjà la première base c’est le couple en fin de compte. C’est à dire que, à mon avis, dans une famille comme celle-là, le plus important ce sont les fondations. C’est comme une maison.  Dans une famille, c’est le couple.  Être bien en couple, avoir déjà vécu un certain nombre de choses, savoir où on habite, donner une place au couple aussi : parce qu’avec cinq enfants, c’est très compliqué de trouver du temps pour le couple.  Or, le couple c’est souvent ce qu’on oublie dans les familles : on le laisse de côté, on pense aux enfants, au boulot, aux choses qu’il faut faire dans la maison… ou même parfois à soi, mais même, ça arrive souvent qu’on s’oublie soi-même alors le couple on l’oublie encore plus et du coup, on se retrouve en difficulté.  C’est important d’être costaud dans son couple, parce que les enfants ne sont pas là pour faire attention à nous.  Puis, ils ont leur vie, ils ont leurs difficultés et il faut pouvoir les porter au quotidien.  Donc voilà, je pense que c’est là la première chose importante pour pouvoir réussir à fonder une famille comme ça.  Et après une fois que le couple fonctionne, oui c’est sûr ; pouvoir faire un enfant déjà c’est bien, deux c’est encore mieux ! Voilà, après à partir de trois ça devient vraiment un projet de vie.  Moi, j’en ai cinq ; c’est vraiment mon projet de vie… parce que j’ai vraiment besoin de ça.  J’ai envie de revivre ça donc j’ai beaucoup de plaisir.  D’ailleurs que c’est un mot que j’aime bien « plaisir » et beaucoup de bonheur et donc voilà c’est mon dada.

Marie : J’imagine que ce n’est pas facile tous les jours ! Avez-vous mis des rituels ou quelque chose en place par rapport à garder cette uniformité et cette solidité du couple ?

Gabriel : On a des rituels oui.  On a au moins un rituel : le week-end où on se retrouve pendant une demi-journée tous les deux pour avoir du temps. Et on essaye de partir une fois tous les trois ou six mois tous les deux pendant un week-end.  Et de temps en temps, on essaye aussi de faire un resto un soir.  Après, tout ça c’est beaucoup d’organisation et c’est important qu’on se retrouve tous les deux pour parler de tout ce qui est : des enfants, de nos vies, de nos projets…

Oui, c’est comme ça qu’en fin de compte, le couple existe.

Marie : J’ai compris que tu avais des projets personnels par rapport à ton blog mon-super-régime.com et je me demande comment tu peux arriver à impliquer cela dans ta famille.  Vous visez vraiment l’autonomie de chacun ? Ou est-ce que tout le monde participe à tous les projets ? Comment ça se passe ?

Gabriel : Alors concernant mon blog, c’est moi qui m’en occupe.  Personne ne participe.  J’ai beaucoup demandé au départ à ma femme de relire parce que des fois, les tournures de phrases ne sont pas toujours top top. Il y a quelques fautes et c’est bien d’avoir une deuxième lecture.  Donc, elle m’aide pas mal là-dessus.  Après, le blog, c’est vraiment mon blog c’est mon projet ; c’est un projet personnel.  Voilà puisque ça concerne, la perte de poids et le jeûne, ça concerne vraiment les individus personnellement. Donc, c’est quelque chose que je fais tout seul.  Alors comment ça s’organise ?  Eh bien, j’ai un planning bien structuré avec beaucoup de choses et tout y rentre : tous les domaines.  Par exemple, pour la petite, on va fêter son anniversaire là cet après-midi.  Donc, c’est très structuré et chaque moment est indiqué : il y a les enfants, la maison, la famille, les copains… on essaye aussi.

Marie : D’accord. Je me posais surtout la question, et je pense que beaucoup de personnes se la posent : souvent, on prend ça comme excuse de dire que c’est difficile de suivre un régime, ou c’est difficile de faire suivre le régime sec alors qu’on est en train de nourrir toute une famille, de préparer le petit déjeuner pour tout le monde ?  Comment est-ce que ça se passe chez toi ?

Gabriel : c’est que moi j’ai commencé. Dans mon histoire, j’avais beaucoup de poids en trop et j’avais du cholestérol, j’avais fait beaucoup de régimes et arrivé à l’âge de 47 ans, je n’arrivais plus à perdre de poids.  Donc il fallait absolument que je trouve une méthode pour perdre du poids et, au bout d’un moment, j’ai découvert le jeûne intermittent. Je m’y suis mis et là j’ai vu que j’arrivais à perdre à nouveau du poids et pour ça il fallait un moteur.  J’ai créé ce site à la base pour ça : pour me donner un moteur et je me suis rendu compte que finalement je pouvais aider beaucoup de gens.  Du coup, je partage tout ce que j’ai mis en pratique pour perdre ce poids.  Je n’ai plus de cholestérol etc.  En pratiquant, dans ma famille, les enfants s’y sont intéressés.  D’abord ma femme s’est intéressée elle pratique d’ailleurs le jeûne intermittent maintenant.  Et puis les enfants aussi s’y sont intéressé : les grands.  Et puis aussi, il y a une philosophie différente qui est arrivée c’est à dire que par exemple, à la maison on a le droit de ne pas avoir faim et donc on a le droit de ne pas manger si on n’a pas faim.  Ça arrive que la petite rentre le soir, si elle est épuisée et qu’elle dit : « je n’ai pas faim, j’ai sommeil » Eh bien, je lui dis que c’est ok, et elle va dormir.  Voilà, c’est une philosophie différente où il n’y a pas d’obligation de manger.  On écoute surtout son corps et les petits savent très bien le faire… c’est même eux qui le font le mieux ! Ce sont des exemples et c’est aussi ça une famille : chacun a ses points forts et ses points faibles et on a tous des choses à apprendre.  Et comme on dit souvent on a toujours à apprendre des plus petits que soi.

Marie : exactement.  Est-ce qu’au départ, tu as eu peur qu’elle ne se réveille la nuit parce qu’elle n’avait pas mangé ?

Gabriel : Et bien non : elle ne se réveille pas la nuit.  Elle se lève plus tôt et elle a très faim donc elle mange.  Donc elle ne fait pas de jeûne intermittent : elle mange quand elle a envie. Les ados eux, s’y mettent mais comme ça les intéresse.  Par exemple, le deuxième aime bien, il y va très fort. Il est bien costaud.  Lui c’est plus en « mode défi » : tout à coup ça lui convient et il décide de ne plus manger pendant deux jours parce qu’il a trop mangé.  Bon il faut dire qu’il est capable d’avaler un kilo de pâtes en un repas donc, tu vois son système n’est pas au point. Face à un grand ado, je n’ai pas grand-chose à dire.

Marie : Est-ce que tu as l’impression qu’au fur et à mesure qu’il expérimente, cela va s’auto réguler ?

Gabriel : Oui je pense qu’il va trouver.  C’est son fonctionnement : chaque enfant a sa personnalité et mon rôle de parent, c’est de respecter cette personnalité.  Lui sa personnalité dit : il faut qu’il fasse comme il a envie.  Donc ce n’est pas la peine de lui dire ce qu’il faut faire, il va m’envoyer bouler.  Ça va l’énerver.  Je sais qu’avec lui je n’ai pas d’autre choix que d’accepter ce qu’il fait.  Je sais qu’à un moment, il comprend que ce n’est pas la bonne solution.  C’est comme ça qu’il fonctionne…

Marie : je vois que ça demande un bon lâcher-prise que tu as déjà mis en place au sein de ta famille !  Si j’ai bien compris, tu as d’abord commencé à t’occuper de toi avant de voir que ça inspire les autres.  Tout le monde s’y met et toi tu n’as pas forcé ?

Gabriel : Ah non, moi je ne force pas c’est parce qu’ils y voient l’intérêt, peut-être parce que moi j’ai changé aussi : je suis plus joyeux, je suis plus disponible, plus attentif… Voilà ça m’a transformé, ils y voient sûrement les bons côtés…et donc ils se sont lancés.

Marie : C’est un très beau projet de famille ! En tout cas moi, je ne peux que te féliciter et encourager un maximum de personnes à faire l’expérience d’abord pour soi et voir si le reste de la famille embraye.  Ça peut être aussi un sujet de partage, de communication : « comment je vis les choses » chacun son tour j’imagine… et donner de la disponibilité à la vie de famille.  Je pense que c’est vraiment quelque chose qu’on souhaite tous pour notre famille.

Donc merci Gabriel, je propose qu’on clôture ici et qu’on se retrouve bientôt pour d’autres informations à communiquer.  Et chers auditeurs vous pouvez cliquer ici en dessous pour vous abonner à la chaîne et nous nous retrouverons régulièrement à travers des vidéos.

À bientôt merci Gabriel !

Gabriel : Merci Marie, salut !

Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  
  •